Haïti prise 1

Mon lien avec Haïti remonte à loin. Quand j’étais petite, mes voisins étaient Haïtiens. Je suis donc rapidement plongée dans les bananes pesées (plantains écrassées et frites…yum!), leur musique nettement mieux rythmée que nos fichus rigodons et j’adorais les entendre parler créole. Je voulais tellement parler créole. Je veux tellement encore parler créole. Après, il y a eu Monsieur Dumont, mon prof de français en secondaire 4, celui qui mettait des kits tout droit sortis du film Boogie Nights, col roulé brun et pantalon agencé. Mais au moins, il portait toujours une ceinture Christian Dior. Et puis, il y a eu Manu, le neveu de Monsieur Dumont, un de mes premiers petits chums.

J’ai enfin mis les pieds en Haïti en novembre dernier. Dès les premières minutes sur place, je souriais dans la foule au carrousel à l’aéroport. J’avais un peu l’impression d’être en Afrique (tout le monde connait mon fixe pour la Tanzanie, n’est-ce pas?), mais nous avons mis moins de 4 heures pour s’y rendre. Pas mal plus pratique.

Je faisais partie du voyage de presse pour tester les nouvelles destinations offertes par Transat afin de découvrir Haïti sous différentes facettes : 2 jours à Port-au-Prince, 2 jours au Cap-Haïtien (au nord du pays) et 3 jours sur la Côte des Arcadins (station balnéaire au nord-ouest de Port-au-Prince). En formule organisée, nul besoin de s’en faire pour les déplacements et les réservations d’hôtels ou d’activités. Et c’est probablement la meilleure formule pour ramener les touristes en Haïti. Sur la route, voici ce qui m’a charmée.

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À côté du Marché de fer, icône de Port-au-Prince où l’on trouve de tout pour faire une poupée vaudou d’un côté et des souvenirs un brin génériques de l’autre, c’est là le vrai marché selon moi, dans la rue. Oranges, pièces de scooter, téléphones cellulaires, saucisses à hot-dog, l’essentiel quoi! Cet espèce de chaos qui masque une toute autre forme d’organisation, j’adore.

Taptap

Les incontournables tap-tap qui donne vraiment le goût de prendre le transport en commun. Si ce n’est pas une popstar, c’est une référence au Bon Dieu qui tapisse l’autobus en entier. Parfois, les deux. Double rainbow.

Il est 12h15. J’en suis à mon deuxième cocktail nommé Sueur tropicale. Notre ami, XX, du restaurant Le Relais du Chateaublond, situé au Parc historique de la canne à sucre, qui lui a probablement mis du Barbancourt dans son café, danse et chante en nous parlant de l’endroit, de la culture culinaire haïtienne, en passant du coq à l’âne entre les services. On l’aime.

Il est 12h15, on nous sert un cocktail de bienvenue surnommé, Sueur tropicale (jus de canne à sucre, rhum Barbancourt et orange sure, au goût rappelant le pamplemousse blanc). Comment refuser? Notre hôte au restaurant Le Relais du Chateaublond, situé au Parc historique de la canne à sucre, qui lui a probablement mis du rhum Barbancourt dans son café, danse et chante en nous parlant de l’endroit, de la culture culinaire haïtienne, de toute la beauté de son pays. On l’aime.

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Cette entrée de banane, chiquetaille de hareng, avocat et pikliz (genre de chou mariné et épicé dont j’ai abusé allègrement toute la semaine) est particulièrement réussie. Elle est préparée par le chef Stephan Berrouet Durand qui sera d’ailleurs de passage à Montréal en lumières pour l’évènement « Coup de chapeau à Haïti » le 1er mars prochain au Marché Bonsecours. Le tout sera aussi animé de troubadours haïtiens. Rien de tel pour découvrir la culture séduisante de la perle des Antilles.

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Non loin de Cap-Haïtien, près de Milot, la visite à la Citadelle Laferrière nous permet enfin de nous dégourdir, après avoir passé quelques jours en bus. Je préfère donc monter à pied qu’à cheval. On s’y rend avec Tour Haïti, une compagnie qui offre des visites guidées partout au pays et adaptées à nos intérêts : histoire, culture, plein air… En plus, ils proposent divers types d’hébergement : hôtel, gites, chez l’habitant!

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Tout au long de la montée, les paysages montagneux sont à couper le souffle. Construite par le roi Henri Christophe entre 1805 (1 an après l’indépendance haïtienne, première république noire au monde a l’avoir obtenue d’ailleurs) et 1820 (année de la mort du roi), la citadelle possède la plus grande collection d’artillerie au monde, en plus d’être le plus grand fort d’Amérique. Pas étonnant qu’elle fasse partie du patrimoine de l’UNESCO.

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Après quelques jours à la montagne, cap sur sur la Côte des Arcadins, une des stations balnéaires d’Haïti. Et ici, pas besoin de se lever de bonne heure pour se réserver un transat sur la place ni de gérer les mille et un vendeurs de cossins. Nous séjournons au Club Indigo, l’ancien Club Med qui était particulièrement populaire dans les années 80.

Haïti

Pour terminer la semaine en beauté, nous passons la journée à l’Anse à Pirogue avec les gens de Touris Lakay qui proposent plusieurs activités dans la région et qui sont d’un professionnalisme hors pair. Bien que j’aurais préféré aller dans un endroit où la faune aquatique est plus dense, je ne peux pas nier qu’une plage déserte bordant une eau limpide avec quelques canettes de Prestige bien fraiches, c’est difficile à battre. Crédit photo : Alexandre De Bellefeuille

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En route vers l’aéroport pour prendre notre vol de retour, nous faisons un arrêt à la distillerie Barbancourt. Une dégustation du rhum avant de prendre l’avion, toujours une bonne idée. N’étant pas la plus grande adepte de spiritueux, je dois avouer que le rhum Barbancourt a ce petit quelque chose qui le rend particulièrement délicieux. Ou serait-ce le combo Barbancourt et konpa (musique et danse nationale) qui vont si bien ensemble? Quoi qu’il en soit, j’adopte. Et la bonne nouvelle est que le Barbancourt 5 étoiles, agé 8 ans est disponible à la SAQ. Happy dance.

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Si j’ai adoré mon séjour en Haïti, j’ai toutefois eu l’impression d’être un peu trop téléspectatrice à mon goût à bord du minibus climatisé qui nous transportait d’attrait en attrait. Le pays qui déferlait devant moi était si beau, si fascinant, que j’avais parfois envie de m’enfuir en courant pour aller voir le monde. De toute façon, les voyages organisés ne sont pas tellement mon genre au départ. Cela dit, c’est certainement le juste milieu pour ceux qui n’ont pas qu’envie de s’écraser au soleil pendant une semaine en faisant des aller-retour entre le buffet et le bar ouvert, mais qui sont un peu trop frileux pour partir sans trop planifier. C’est d’ailleurs probablement encore le meilleur moyen de découvrir Haïti pour le moment.

Pour ma part, j’ai déjà décidé d’y retourner… En février, sans trop planifier. Je n’ai que deux trucs en tête pour le moment : le carnaval à Jacmel et rendre visite à la maman du chef-propriétaire des restaurants Le St-Urbain et La Bête à pain, Marc-André Royal, qui passe tous ses hivers là-bas depuis 2008.

Pour me suivre sur Instagram : @catlefebvre

Ce voyage a été rendu possible grâce à une invitation de Transat.

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