3 destinations soleil où il fait bon manger

3 destinations soleil où il fait bon manger

À voir le mercure dégringoler, c’est le temps de planifier une petite vacance au soleil. L’idéal est de choisir une destination où chaque repas est un délice. Tantôt plage, tantôt montagne, voici mes suggestions pour divers champs d’intérêt.

Haïti :

À l'Anse Dufour, sur la plage de l'hôtel Abaka Bay

Depuis 2013, je suis allée 5 fois en Haïti. J’y suis allée deux fois en voyage de presse avec Transat et trois fois en solo. Tous les coups, je tripe ! La cuisine haïtienne y est pour beaucoup, mais aussi le sens de l’humour pissant des Haïtiens. C’est agréable en vacances de côtoyer des gens hilarants, pareil.

 

Mais, qu’est-ce qu’il y a faire là-bas ? 

Au fil de mes voyages, j’ai eu l’occasion de visiter Port-au-Prince chaque fois, mais aussi les Cayes, Port-Salut, l’Ile-à-Vache (tous les trois au sud-ouest), Cap-Haïtien (au nord), la Côte-des-Arcadins (station balnéaire) et Jacmel à quelques reprises.

Ce qui est bien de la formule tout inclus de Transat, c’est qu’on peut passer quelques jours à Port-au-Prince et passer le reste de la semaine à la plage. On peut aussi ajouter un court séjour au Cap-Haïtien. Puis, ça facilite énormément les déplacements sur place. Même à la plage, il y a plusieurs excursions à faire dans les villages autour de l’hôtel. Allô la plantation de cresson à Kay Piat !

Les plantations de cresson à Kay Piat.JPG

On peut aussi se débrouiller sur place. Mais il faut avoir l’habitude des transports en minibus plein à craquer et des multiples transferts.

Pour qui : le voyageur qui a envie de changement et qui aime explorer de nouveaux horizons.

À boire et à manger :

  • la soup joumou (soupe de courge turban servi le dimanche et le jour de l’An/de l’indépendance de Haïti)
  • le riz djondjon (champignon typiquement haïtien)
  • la poul ak nwa (poulet aux noix de cajou)
  • le chiquetaille de hareng
  • le cocktail « sueur tropicale » fait de rhum, jus de canne à sucre et orange sure

 

Martinique :

La seule façon (ou presque) pour moi de comprendre l’histoire d’un pays est de passer par son histoire culinaire. La première fois que je suis allée en Martinique, je remarquais qu’il y avait une forte influence indienne dans plusieurs plats. À l’époque, j’ignorais à quel point les Indiens étaient importants dans l’histoire des Antilles. Après, j’ai écrit un livre sur le sucre et c’est à ce moment que tout s’est éclairci dans ma tête.

C’est quoi le rapport avec les Indiens alors ?

Quand l’esclavage a enfin été aboli dans les Caraïbes, les premiers employés provenaient entre autres de l’Inde, mais aussi de la Chine et de l’Indonésie. En Martinique, les premiers Indiens sont arrivés le 6 mai 1853, 5 ans après l’abolition de l’esclavage là-bas. Plus de 160 ans plus tard, il n’est donc pas rare de constater que les plats typiques sur les menus martiniquais sont fortement influencés par la cuisine indienne, en commençant par le colombo.

IMG_7246.JPG

Ce plat en sauce est fait à base d’un mélange d’épices dans laquelle on ajoute soit de la viande de chèvre, du poisson ou des fruits de mer et des légumes. Chez Carole au marché de Fort-de-France, le colombo est parfait. Parlant d’épices, le marché est d’ailleurs un excellent endroit pour faire le plein d’épices et du mélange à colombo.

Pour qui : le voyageur qui CAPOTE sur la bouffe, mais qui a aussi un côté nature, plein air. C’est loin d’être plat (ni plate!) en Martinique. Ce ne sont donc pas les randonnées qui manquent, sans compter tout l’éventail de sports nautiques.

À boire et à manger :

  • le féroce à l’avocat, fait de morue, farine de manioc et d’avocat, est une vraie petite boule de bonheur
  • les accras, rien de nouveau, mais toujours délicieux. Je ferai la tournée des Antilles pour goûter aux différents accras.
  • le flanc coco, je déteste le flanc habituellement, mais j’adore le flanc coco. C’est peut-être parce que ça goûte les Caraïbes.
  • le rhum agricole, à base de jus de canne à sucre plutôt que de mélasse, comme la plupart des rhums disponibles sur le marché, est une spécialité en Martinique (en Guadeloupe aussi), notamment chez Habitation Clément et la distillerie Neisson.

La collection de rhums vieux des Habitations Clément.jpg

 

Mexique :

J’ai visité le Mexique pour la première fois en 2003. J’y suis enfin retournée en janvier dernier en collaboration avec l’organisme Village Monde, qui fait la promotion du tourisme solidaire, donc qui encourage l’économie locale et le développement écoresponsable.

Au lieu de filer vers la Riviera Maya ou la côte pacifique, je me suis dirigée vers la Biosphère de la Sierra Gorda. À noter que ce n’est pas l’endroit le plus chaud du Mexique en janvier. Là-bas, il y a plusieurs hébergements typiquement mexicains qui font travailler toute la communauté environnante. Quand on parle de tourisme écoresponsable, on s’imagine souvent dormir dans de petites cabanes sans eau ni électricité. Il y en a. Mais il y a aussi des hébergements très confortables et écoresponsables. Je pense à la Casita Ecológica à Jalpan de Serra. On peut d’ailleurs trouver ce type d’hébergement au Mexique et dans plusieurs pays dans le monde sur le site VAOLO.

La Casita ecologica dans la Sierra gorda.JPG

Pour qui : Pour ceux et celles qui veulent fuir l’hiver sans opter pour la canicule, qui préfèrent la montagne à la plage et qui ont envie de découvrir d’autres facettes du Mexique.

À boire et à manger :

  • Dans les fondas (petit resto) de La Ruta del Sabór, où ils servent des plats typiques, cuisinés avec une majorité d’ingrédients locaux.
  • Arrêt obligé à la Fonda Las Orquídeas. La propriétaire Doña Oralia fait la meilleure salsa que j’ai mangée de ma vie, si bien que j’ai acheté tout ce qui lui restait et je l’ai rapporté dans une gourde pour que ça ne coule pas dans mes valises. Le matin, elle préparait des œufs au plat dans une feuille de bananier, en plus de faire toutes ses tortillas à la main et à la minute. Le midi, elle sert une série de plats en sauce, des haricots, des pommes de terres, différentes salsas… J’y suis retournée au moins une fois par jour pendant mon séjour.
  • Le resto Tequila pour déguster la tequila et le mezcal de la région.

Dona Oralia dans la cuisine de la Fonda Las Orquideas à Jalpan de Serra.JPG

 

 

 

 

 

 


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