Qu’est-ce qu’on mange en Tanzanie?

Ah! La Tanzanie. Ce bout du monde que j’appelle affectueusement, le chalet. Même si ça fait loin pour aller y passer un weekend, j’y ressens le même sentiment de réconfort, de terrain connu et de bien-être total, malgré le fait qu’il n’y ait pas tous les éléments de mon confort quotidien. Parce que c’est aussi ça le chalet : être si bien dans pas grand-chose.

J’y suis allée sept fois. J’y ai passé un an là-dedans. Bref, je connais la région du Kilimandjaro comme le fond de ma poche. Que vous y alliez pour grimper le Kili, faire un safari ou aucune de ces réponses, voici les trucs que je mange inconditionnellement chaque fois que j’y mets les pieds.

1. Chai masala

IMG_3571Mettons d’abord quelque chose au clair : ce qu’on appelle thé chai est un pléonasme. Chai veut dire thé en swahili et en plusieurs autres langues. On parle plutôt de chai masala lorsqu’on réfère au thé épicé, bien souvent servi avec du lait. Et qu’est-ce que ce thé-là vient faire en Tanzanie? C’est grâce aux Indiens qui sont venus construire les chemins de fer en Afrique de l’Est, alors qu’ils étaient encore tous sous l’Empire britannique, qu’il y autant de plats d’inspiration indienne dans le coin. Ici, ils le boivent avec une pelletée de sucre. J’ai donc accepté depuis belle lurette de me faire dévisager quand je demande le mien sans sucre ou quand j’en ajoute qu’une demi-cuillère à café. En vente partout.

2. Chapati

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Quand je disais que je suis bien dans presque rien, ceci était ma cuisine pendant un an. On allait au marché deux fois par semaine et on cuisinait tous les jours. Je n’ai jamais mangé autant de fruits et légumes de toute ma vie. C’est aussi ici que j’appris à faire des chapatis, un autre bon exemple de l’influence indienne dans la cuisine tanzanienne. Qu’on soit en ville ou dans un village perdu sur les flancs du Kilimandjaro, on trouvera toujours des chapatis, à mon grand bonheur.

3. Chipsi mayai

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Possiblement l’équivalent de la poutine qu’on mange au petit matin à la sortie des boîtes de nuit, mais aussi au petit-déjeuner de lendemain de veille, le chipsi mayai. Chipsi vient du mot chips alias des frites en anglais, auquel on ajoute un « i » à la fin, comme dans plusieurs autres mots en swahili, teksi pour taxi, benki pour banque… Mayai, prononcé « my eye » veut dire œufs. En gros, c’est une omelette aux frites et c’est absolument délicieux, particulièrement avec de la sauce piquante.

4. Shukran’s Federation

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Shukran veut dire merci en arabe, tout comme en swahili. D’ailleurs plusieurs mots en swahili viennent de l’arabe, vu leur histoire dans le trafic des esclaves. Sur une note plus joyeuse, Shukran est aussi le nom d’un de mes restaurants préférés à Moshi – ville au pied du Kilimandjaro où j’ai passé presque tous mes weekends pendant un an. Pour s’y rendre, il faut tourner à gauche après la mosquée depuis la rue principale. Et une rue après le barbier affichant une murale mettant en vedette Dr Dre, c’est au coin à droite. Les proprios sont d’origine somalienne et cuisinent à merveille. Le plat Federation regroupe à peu près tous les items au menu dans un grand plateau : du sukuma wiki (kale en swahili) en bas à gauche, des bananes plantains, je passe mon tour sur le spaghetti à rien, de la chèvre en sauce, de la viande hachée parfaitement épicée en bas à droite et au centre, du riz et du pilau – un riz épicé avec entre autres de la cannelle et du clou de girofle. Le tout ne coûte même pas 5 dollars.

5. Shukran’s special

IMG_3592Toujours chez Shukran, le Shukran’s special est leur dessert signature. Moi qui n’ai pas le bec sucré, je m’en délecte chaque fois. C’est simple comme tout en plus : une salade de melon d’eau, de mangue ou de papaye selon la saison, et de banane sur laquelle est versée une sauce sucrée à l’avocat. Parce que oui, ici, l’avocat se mange autant sucré que salé.

Pour en savoir plus à propos de mes coups de coeur en Tanzanie, c’est par ici.

La Guadeloupe à vélo

En février dernier, j’ai pris part au voyage en Guadeloupe de Vélo Québec. Le tout s’est confirmé à deux semaines d’avis. Pour vous mettre en contexte, j’avais donc devant moi 6 jours de vélo de niveau 4 alors que je n’avais pas fait de vélo depuis octobre et que je n’avais jamais fait de longues randonnées de plus d’une journée…

J’ai beau faire du yoga chaud tout l’hiver pour lui enlever le plus d’heures possible, ce n’est pas ça qui entretient le cardio. La preuve, je suis allée faire un cours de spinning une semaine avant de partir et je pensais vomir chaque fois que le prof trop enjoué ordonnait d’augmenter l’intensité. Je me disais : ça y est, je n’aurai pas d’autres options que de faire le circuit au complet à pied et d’abîmer mes souliers de vélo pour vrai.

Et comme par magie, une fois sur place, je suis montée sur ma monture en carbone et je me suis mise à rouler, rouler, rouler.

Jour1Ste-Anne
Première journée : boucle via Sainte-Anne, Saint-François et Le Moule (où je suis tombée en plein milieu de la rue parce que j’avais trop de sable dans mes clips. Bravo championne!) – 85 km
Jour2Morne-à-l'eau
Deuxième journée : boucle via Deshauteurs (au sens propre, je l’avoue je l’ai marché aux trois quarts), Boisvin, Vieux-Bourg, Morne-à-l’eau (où le cimetière rappelle celui de la Recoleta à Buenos Aires), Petit-Canal, Les Mangles et Douville – 75 km 
Troisième journée : aller-retour de l’hôtel au traversier et du traversier jusqu’à Capesterre-de-Marie-Galante histoire de zieuter les adeptes de kite surf pendant que je fais le plein de vitamine D – que 40 km, mais oh combien de plaisir!
Troisième journée : aller-retour de l’hôtel au traversier et du traversier jusqu’à Capesterre-de-Marie-Galante, histoire de zieuter les adeptes de kite surf pendant que je fais le plein de vitamine D – que 40 km, mais oh combien de plaisir!
Quatrième journée : tour de van avec notre guide, John, afin de me garder des forces pour les deux derniers jours.
Quatrième journée : tour de van avec notre guide, John, afin de prendre les autres en photo (Louise, ici) et me garder des forces pour les 2 derniers jours.
Cinquième journée : boucle via Vieux-Fort avec mon super partner Luc, près de deux fois mon âge et possiblement mille fois plus en forme que moi (lâche-pas, la p’tite!) - 33 km de côte, incluant 13 km de montée sans arrêt.
Cinquième journée : boucle via Vieux-Fort avec mon super partner Luc, près de deux fois mon âge et possiblement mille fois plus en forme que moi (lâche-pas, la p’tite!) – 33 km de côte, incluant 13 km de montée sans arrêt. Au moins, il y avait ce genre de vue sur la route.
Sixième journée : Saint-Claude, Trois-Rivières, Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg, Le Gosier - 85 km pour rentrer au bercail, bien souvent sous la pluie battante.
Sixième journée : Saint-Claude, Trois-Rivières, Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg, Le Gosier – 85 km pour rentrer au bercail, bien souvent sous la pluie battante ou au gros soleil près des plages de sable noir.

Un séjour qui m’aura fait rouler pendant près de 320 km en 5 jours sur les routes au dénivelé plutôt important de la charmante Guadeloupe. Prends ça, cours de spinning!

Je dois remercier la belle gang que j’ai eu le plaisir de côtoyer toute la semaine, vivement la motivation de groupe. Sans oublier les encouragements constants des Guadeloupéens à vélo (de vraies machines!) ou non, qui ont grandement contribué à ma persévérance et à ne pas débarquer trop souvent de ma monture. Mes souliers de vélo sont un peu moins abîmés grâce à vous, merci.

Bref, je recommencerais ça n’importe quand.

Ce voyage a été rendu possible grâce à Vélo Québec.

Les amandes et l’eau

Capture d’écran 2015-02-26 à 10.49.17Ce matin dans la section Pause repas de La Presse+, je vous parlais des bien bonnes amandes. D’un point de vue nutritionnel, elles marquent effectivement beaucoup de points. Mais puisque la santé humaine et celle de la planète devraient aller dans le même sens, il m’était impossible de ne pas m’aventurer dans le côté sombre des amandes : leurs besoins en eau.

Les protéines végétales sont perçues comme la solution de rechange pour réduire l’impact de notre alimentation sur le sort environnemental de la planète. Cependant, voilà que les amandes ont des besoins en eau plutôt impressionnants pour des végétaux.

En effet, selon les données de l’Institut d’éducation sur l’eau de l’UNESCO, il faudrait en moyenne 16 095 litres d’eau pour produire un kilo d’amandes écalées. À titre de comparaison, il en faut en moyenne 9 280 litres pour un kilo de noix de Grenoble écalées et 5 984 litres pour un kilo de lentilles.

Lorsque nous les comparons à la production de bœuf et de volaille, celles-ci requièrent en moyenne 15 400 et 4 325 litres d’eau respectivement pour en produire un kilo. Ces estimations peuvent toutefois fluctuer dans un même groupe de produits. « Les données portent sur la production mondiale de divers aliments, elles peuvent donc varier en fonction des régions, de la méthode de production et des variétés de plantes utilisées. » Précise Dany Plouffe, chercheur scientifique pour le Land Use and the Global Environment Research Group de l’Université de Colombie-Britannique.

Puis, lorsque nous regardons les statistiques spécifiques à la Californie, un état qui souffre énormément de sècheresse, mais où pousse la majorité des amandes dans le monde, ça s’apparente plutôt à la production de noix de Grenoble qu’à celle du bœuf. « Présentement, la production locale d’amandes requiert en moyenne 10 820 litres d’eau pour chaque kilo d’amandes écalées. » Affirme, Fraser Shilling, professeur à l’Université de Californie à Davis. Il est à noter que l’empreinte écologique de la production alimentaire ne s’arrête pas à son utilisation d’eau. Dans le cas du bœuf par exemple, il est notamment responsable d’importantes émissions de méthane, sans compter que la surface utilisée pour produire des aliments de source animale, incluant celle des aliments qu’il faut pour les nourrir, est beaucoup plus grande que pour la plupart des végétaux. Les protéines végétales demeurent donc un meilleur choix pour des raisons environnementales, en plus de posséder de nombreux atouts nutritionnels.

Alors, qu’est-ce qu’on fait avec les amandes? On varie nos types de noix et on profite surtout des amandes entières, en beurre ou en poudre, qui procurent tous ses nutriments. Et on met la pédale douce sur la boisson d’amande, puisqu’il en faut une grande quantité – environ une tasse et demie – pour en produire un litre et que sa teneur en protéines et en fibres est nettement plus faible que dans les amandes comme telles.

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’on mange au Qatar?

En transit à Doha en route vers le Rwanda, j’ai eu l’immense privilège de passer deux nuits au Sharq Village&Spa, alias me sentir comme une princesse avant de me trouver à nouveau dans le chaos africain. J’aime la vie et tous ses contrastes, bon!

Premier arrêt après avoir déposer mon bagage à main dans ma villa féérique : Parisa. C’est LE resto pour goûter à la cuisine typiquement iranienne. Pourquoi manger iranien lorsqu’on est au Qatar? Eh! Bien, parce que 60% de sa population locale est originaire de là-bas. Une bien bonne nouvelle! Je pense sincèrement que la cuisine moyen-orientale est ma préférée d’entre toutes. C’est comme un kaléidoscope de couleurs et de saveurs. Un délice pour tous les sens.

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Le yogourt au concombre, aux noix de Grenoble et aux raisins secs, là, à gauche, je l’ai fini à la cuillère. Et j’ai bien brouté la moitié des herbes fraiches dans le plat de crudités.

Que dire du riz. Je trouve ça tellement triste du riz habituellement. Mais là!

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Dans le petit bol en métal derrière le verre, c’est un riz parfumé à l’aneth et agrémenté de légumineuses. Le riz jaune dans l’assiette est évidemment safrané et garni de petits fruits, qui pourraient très bien être remplacés par des canneberges (moi, qui ai acheté une poche de safran lors de mon passage en Azerbaïdjan à l’automne passé…score!)

Puis, vient le dessert. Ma dent salée et moi sommes déjà plus que satisfaites par le repas de reine. Le serveur insiste. C’est un sorbet. Ou comme dirait ma tendre mère : c’est juste du vent. Mais, pas n’importe quel vent.

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Un sorbet à la pistache et au safran (encore!), sur un lit de vermicelles de riz glacés, et sur lesquelles un sirop de grenade a été délicatement versé. C’est parfait, parfait, parfait.

Le lendemain, j’ai opté pour le restaurant Al-Dana, où le poisson et les fruits de mer sont à l’honneur. En arrivant sur place, on choisit d’abord notre poisson comme chez le poissonnier. J’aurais pu manger du thon, des langoustes ou des sushis. J’ai plutôt opté pour un poisson local tant qu’à être dans le coin, soit un sultan ibrahim (c’est cute, non?!) à la chair blanche et délicate.

En entrée par contre, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre la pieuvre.

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Je prends tout le temps la pieuvre. Tellement prévisible, la fille. Servie en terrine, elle est accompagnée d’une glace au féta saupoudré de panko, et d’une sauce romesco. Ça goûte la Méditerranée, ma deuxième cuisine préférée.

Puis, vient mon fameux poisson.

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Il est gentiment déposé sur un rouleau de légumes baignant dans une crème de pommes de terre, garnie de crème fraiche. Menoum-menoum!

Conseil d’ami : si vous allez en Asie ou en Afrique, le transit à Doha est certainement un plus à ajouter à votre itinéraire. C’est le genre de destination où on y passerait peut-être pas plus d’un jour ou deux, mais c’est tellement fascinant comme pays que ça vaut vraiment le coup de s’y arrêter. Pour en savoir plus à propos de mon court séjour à Doha, voici mon texte sur MSN.

Ce voyage a été rendu possible grâce à Qatar Airways et à Sharq Village-Spa.

7 raisons d’éviter les boissons sucrées

Ceux et celles qui me connaissent savent déjà qu’il y a un tas de choses qui m’énervent à propos des bonbons liquides. Qu’on se le dise, nous sommes rendus à un point où il vaut mieux d’actionner le frein moteur (BRAAAAAAP !) quant à notre apport en sucres ajoutés, ne serait-ce que pour limiter les dégâts. Diminuer notre consommation de boissons sucrées est déjà un très bon début. Pour vous encourager à agir dans ce sens, voici quelques arguments qui vous aideront sans doute à passer à l’action.

  1. Je ne peux rien vous cacher, la consommation quotidienne de sucre liquide contribue entre autres à l’obésité et au diabète.

  1. Pendant ce temps, l’industrie des boissons gazeuses prétend faire partie de la solution aux problématiques reliées à l’obésité en offrant des boissons diètes ou zéro calorie, maladroitement sucrées avec des édulcorants artificiels.
Euh…tu me niaises?

 

  1. Ce n’est pas parce qu’elles sont exemptes de calories qu’elles sont sans danger pour la santé. Eh! Boboy que non!
  1. Puis, les boissons de type cola, diète ou pas, ont de quoi dégrader les os et les dents assez vite, une gracieuseté de l’acide phosphorique qu’elles contiennent.

  1. Sans oublier les boissons énergisantes qui prétendent « donner des ailes » ou fournir de la « bonne » énergie.
Quand allons-nous arrêter de prendre les consommateurs pour des cons?

 

  1. Moi, ça me laisse plutôt un film de sucres sur les dents et j’ai tout simplement un malaise avec l’idée de boire un liquide de couleur fluo. Comme si j’avalais la substance dans un « light stick ».

  1. Je traine aussi une vieille peur : la boisson gazeuse qui remonte dans le nez. Mon pire cauchemar de fêtes d’enfants.

  1. Mais, ça n’a pas l’air de déranger les jeunes tout ça. Les boissons gazeuses, les boissons énergisantes et les thés glacés représentent la source principale d’apport en sucre chez les 9-18 ans au Canada.
Eew!

 

Comme je le dis souvent, si vous avez un faible pour des aliments sucrés ou salés, ne cherchez pas le trouble.  N’en mettez pas automatiquement dans votre panier d’épicerie. Ça fera toujours ça de moins et un pas de plus dans la bonne direction.

Sur ce, j’en profite pour vous inviter à visiter le site de la campagne Sucres liquides : pas tous les jours, une initiative de la Coalition québécoise sur la problématique du poids. Ils travaillent fort en titi pour faire changer les choses. Et c’est un peu ma façon de leur faire un high five!

 

 

10 signes que vous souffrez de bigorexie

La bigorexie, aussi connue sous le nom de dysmorphie musculaire, est un trouble de l’image corporelle surtout présent chez les hommes.

Je vous entends : mais le sport, c’est tellement bon pour la santé.

Ça dépend. Quand ça devient une obsession pour avoir (enfin!) un corps de rêve…

Nous parlons de plus en plus ouvertement de l’obsession de la minceur, touchant principalement les femmes, et de tous les troubles de comportements alimentaires qui l’entoure. Chez les hommes, il s’agit plutôt d’une fixation d’avoir une masse musculaire béton, tout en n’ayant pas une once de graisse. Bien que les statistiques manquent à l’appel dans le domaine, sa prévalence serait plus élevée qu’on le pense. Et c’est souvent sous forme de frénésie de l’activité physique que le trouble se manifeste.

Tiens, ça me rappelle un ex.

Comme je le mentionnais, ça paraît tellement bien de se tenir en forme que c’est bien souvent ni vu ni connu. Toutefois les mecs, si vous avez des comportements du genre, il y a matière à réflexion :

1. Vous avez constamment l’impression de ne pas être assez Adonis à votre goût?

2. Vous stressez à l’idée de ne pas être allé au gym aujourd’hui?

3. Vous pensez sans cesse à toutes les calories que vous aurez à brûler si vous osez manger une petite pointe de gâteau? Une poignée croustilles ? Ou pire, des patates ?

 4. Vous avez une peur bleue des matières grasses?

5. Vous avez une routine alimentaire rigide?

6. Vous préférez aller vous entrainer que de passer du temps avec vos proches?

7. Vous vous sentez déprimé/coupable si vous manquez un seul entrainement?

8. Vous consommez des suppléments promettant de faire gonfler vos muscles en moins de deux pompes?

9. Vous souffrez de blessures reliées à un entrainement excessif?

10. Vous vous comparez aux autres dans la rue, les soirées entre amis ou au travail?

Si vous vous reconnaissez là-dedans, vous devriez peut-être vous calmer le pompon et consulter un professionnel de la santé. Puis, sachez que l’équipe de feu d’Extenso a créé le Centre de référence pour professionnels sur les troubles de l’alimentation et de l’image corporelle au masculin. www.prof-il.org

Pour les suivre, ils sont sur Facebook et Twitter.

Quoi penser des cures détox?

La dernière fois que j’ai écrit un billet ici, c’était l’an passé en janvier. Ce fut également mon seul et unique billet de l’année. Je sais, c’est mal. Mais, ma résolution de l’année est de recommencer à bloguer.

C’est la fête!

Je me suis donc donnée comme mission de commenter l’actualité alimentaire en l’accompagnant d’une série de GIF animés (comme Carleton ci-haut) pour rendre le tout plus ludique et agréable à lire.

Puisque nous sommes en début d’année, c’est le temps de faire le point sur les fichues cures détox. Au moins 2-3 fois par année, on m’écrit ou on m’appelle pour commenter sur le sujet. Je commence toujours par faire cette face-là…

Je m’explique.

Les cures détox sont vendues dans l’idée magique de « détoxifier » le corps de toutes les fois dans l’année, voire les années précédentes où vous avez joué au pas fin avec votre santé. Comme si de boire des shooters de jus d’herbe de blé pendant une semaine allait nettoyer votre foie/votre corps au complet,  comme une vieille cafetière dans une pub de CLR?

Désolée de péter votre balloune.

Au cours de la digestion avec ou sans abus, des substances comme l’alcool, les matières grasses et les drogues (illicites ou non) seront naturellement métabolisées par le foie, parce C’EST SA JOB! Les reins aussi ne sont pas mal du tout pour éliminer certains éléments indésirables. Il faut arrêter de sous-estimer les capacités du corps humain.

Toutefois, au lieu de les surcharger constamment de travail, il y a évidemment des aliments qui sont plus faciles à digérer et qui procurent un bouquet de nutriments plus garni que d’autres…

Mis à part les légumes, ai-je vraiment besoin de répéter la chanson à ce sujet?

Après, je n’ai rien contre les smoothies en tant que tel. Mais perso, je n’en consomme pratiquement jamais. Traitez-moi de la plus hors-norme, mais je préfère croquer dans des aliments que de me mettre à la diète liquide. Une ribambelle de légumes colorés, aromatisée d’une vinaigrette de champion munie d’une pointe d’acidité ou d’un petit kick de feu, m’allume vraiment plus que d’avaler un demi-litre de légumes et de fruits prémâchés. Folle de même, la demoiselle.

Ceci étant dit, si vous comptez « prendre des résolutions » d’ordre alimentaire cette année, de grâce, pensez-y comme un projet de vie, au lieu d’opter une fois de plus pour la technique du pansement.

De quoi prendre soin de vous, like a boss!

 

 

 

 

 

Haïti prise 1

Mon lien avec Haïti remonte à loin. Quand j’étais petite, mes voisins étaient Haïtiens. Je suis donc rapidement plongée dans les bananes pesées (plantains écrassées et frites…yum!), leur musique nettement mieux rythmée que nos fichus rigodons et j’adorais les entendre parler créole. Je voulais tellement parler créole. Je veux tellement encore parler créole. Après, il y a eu Monsieur Dumont, mon prof de français en secondaire 4, celui qui mettait des kits tout droit sortis du film Boogie Nights, col roulé brun et pantalon agencé. Mais au moins, il portait toujours une ceinture Christian Dior. Et puis, il y a eu Manu, le neveu de Monsieur Dumont, un de mes premiers petits chums.

J’ai enfin mis les pieds en Haïti en novembre dernier. Dès les premières minutes sur place, je souriais dans la foule au carrousel à l’aéroport. J’avais un peu l’impression d’être en Afrique (tout le monde connait mon fixe pour la Tanzanie, n’est-ce pas?), mais nous avons mis moins de 4 heures pour s’y rendre. Pas mal plus pratique.

Je faisais partie du voyage de presse pour tester les nouvelles destinations offertes par Transat afin de découvrir Haïti sous différentes facettes : 2 jours à Port-au-Prince, 2 jours au Cap-Haïtien (au nord du pays) et 3 jours sur la Côte des Arcadins (station balnéaire au nord-ouest de Port-au-Prince). En formule organisée, nul besoin de s’en faire pour les déplacements et les réservations d’hôtels ou d’activités. Et c’est probablement la meilleure formule pour ramener les touristes en Haïti. Sur la route, voici ce qui m’a charmée.

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À côté du Marché de fer, icône de Port-au-Prince où l’on trouve de tout pour faire une poupée vaudou d’un côté et des souvenirs un brin génériques de l’autre, c’est là le vrai marché selon moi, dans la rue. Oranges, pièces de scooter, téléphones cellulaires, saucisses à hot-dog, l’essentiel quoi! Cet espèce de chaos qui masque une toute autre forme d’organisation, j’adore.

Taptap

Les incontournables tap-tap qui donne vraiment le goût de prendre le transport en commun. Si ce n’est pas une popstar, c’est une référence au Bon Dieu qui tapisse l’autobus en entier. Parfois, les deux. Double rainbow.

Il est 12h15. J’en suis à mon deuxième cocktail nommé Sueur tropicale. Notre ami, XX, du restaurant Le Relais du Chateaublond, situé au Parc historique de la canne à sucre, qui lui a probablement mis du Barbancourt dans son café, danse et chante en nous parlant de l’endroit, de la culture culinaire haïtienne, en passant du coq à l’âne entre les services. On l’aime.

Il est 12h15, on nous sert un cocktail de bienvenue surnommé, Sueur tropicale (jus de canne à sucre, rhum Barbancourt et orange sure, au goût rappelant le pamplemousse blanc). Comment refuser? Notre hôte au restaurant Le Relais du Chateaublond, situé au Parc historique de la canne à sucre, qui lui a probablement mis du rhum Barbancourt dans son café, danse et chante en nous parlant de l’endroit, de la culture culinaire haïtienne, de toute la beauté de son pays. On l’aime.

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Cette entrée de banane, chiquetaille de hareng, avocat et pikliz (genre de chou mariné et épicé dont j’ai abusé allègrement toute la semaine) est particulièrement réussie. Elle est préparée par le chef Stephan Berrouet Durand qui sera d’ailleurs de passage à Montréal en lumières pour l’évènement « Coup de chapeau à Haïti » le 1er mars prochain au Marché Bonsecours. Le tout sera aussi animé de troubadours haïtiens. Rien de tel pour découvrir la culture séduisante de la perle des Antilles.

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Non loin de Cap-Haïtien, près de Milot, la visite à la Citadelle Laferrière nous permet enfin de nous dégourdir, après avoir passé quelques jours en bus. Je préfère donc monter à pied qu’à cheval. On s’y rend avec Tour Haïti, une compagnie qui offre des visites guidées partout au pays et adaptées à nos intérêts : histoire, culture, plein air… En plus, ils proposent divers types d’hébergement : hôtel, gites, chez l’habitant!

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Tout au long de la montée, les paysages montagneux sont à couper le souffle. Construite par le roi Henri Christophe entre 1805 (1 an après l’indépendance haïtienne, première république noire au monde a l’avoir obtenue d’ailleurs) et 1820 (année de la mort du roi), la citadelle possède la plus grande collection d’artillerie au monde, en plus d’être le plus grand fort d’Amérique. Pas étonnant qu’elle fasse partie du patrimoine de l’UNESCO.

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Après quelques jours à la montagne, cap sur sur la Côte des Arcadins, une des stations balnéaires d’Haïti. Et ici, pas besoin de se lever de bonne heure pour se réserver un transat sur la place ni de gérer les mille et un vendeurs de cossins. Nous séjournons au Club Indigo, l’ancien Club Med qui était particulièrement populaire dans les années 80.

Haïti

Pour terminer la semaine en beauté, nous passons la journée à l’Anse à Pirogue avec les gens de Touris Lakay qui proposent plusieurs activités dans la région et qui sont d’un professionnalisme hors pair. Bien que j’aurais préféré aller dans un endroit où la faune aquatique est plus dense, je ne peux pas nier qu’une plage déserte bordant une eau limpide avec quelques canettes de Prestige bien fraiches, c’est difficile à battre. Crédit photo : Alexandre De Bellefeuille

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En route vers l’aéroport pour prendre notre vol de retour, nous faisons un arrêt à la distillerie Barbancourt. Une dégustation du rhum avant de prendre l’avion, toujours une bonne idée. N’étant pas la plus grande adepte de spiritueux, je dois avouer que le rhum Barbancourt a ce petit quelque chose qui le rend particulièrement délicieux. Ou serait-ce le combo Barbancourt et konpa (musique et danse nationale) qui vont si bien ensemble? Quoi qu’il en soit, j’adopte. Et la bonne nouvelle est que le Barbancourt 5 étoiles, agé 8 ans est disponible à la SAQ. Happy dance.

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Si j’ai adoré mon séjour en Haïti, j’ai toutefois eu l’impression d’être un peu trop téléspectatrice à mon goût à bord du minibus climatisé qui nous transportait d’attrait en attrait. Le pays qui déferlait devant moi était si beau, si fascinant, que j’avais parfois envie de m’enfuir en courant pour aller voir le monde. De toute façon, les voyages organisés ne sont pas tellement mon genre au départ. Cela dit, c’est certainement le juste milieu pour ceux qui n’ont pas qu’envie de s’écraser au soleil pendant une semaine en faisant des aller-retour entre le buffet et le bar ouvert, mais qui sont un peu trop frileux pour partir sans trop planifier. C’est d’ailleurs probablement encore le meilleur moyen de découvrir Haïti pour le moment.

Pour ma part, j’ai déjà décidé d’y retourner… En février, sans trop planifier. Je n’ai que deux trucs en tête pour le moment : le carnaval à Jacmel et rendre visite à la maman du chef-propriétaire des restaurants Le St-Urbain et La Bête à pain, Marc-André Royal, qui passe tous ses hivers là-bas depuis 2008.

Pour me suivre sur Instagram : @catlefebvre

Ce voyage a été rendu possible grâce à une invitation de Transat.

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